BCE economie europeenne

Relance de l’économie européenne : Une démarche difficile

En Europe, l’inflation est très faible (+0.1%) tandis que le redécollage de la croissance se fait lentement. D’après certains experts, ce phénomène va persister malgré le soutien de la BCE.

Cela fait quelques mois que l’économie européenne est face à un courant déflationniste. Or, cela est associé à des phénomènes structurels à long terme pouvant nuire à l’efficacité du plan de relance de la BCE.

Vieillissement de la population et économie numérique

Ce courant déflationniste a 2 causes : le vieillissement de la population et l’arrivée de l’économie digitale. Désormais, l’ensemble des activités s’oriente vers le numérique. On remarque un développement des services en ligne permettant aux entreprises d’être plus efficaces avec peu de personnel. Selon les estimations, 80 millions d’emplois risquent d’être supprimés aux États-Unis d’ici 20 ans.

D’après les économistes, si on se réfère au processus économique de Joseph Schumpeter, l’économie dispose d’un processus de développement depuis la ‘destruction créatrice’. Mais avant la suppression d’outils anciens, il faut d’abord une création de nouveaux outils. Actuellement, la numérisation de l’économie constitue le nouvel outil et les anciennes activités moins efficaces sont en cours de destruction.

En outre, le vieillissement de la population est constaté partout en Europe. Il provoque une faible croissance et une faible propension à la consommation et à l’investissement.

Aucun résultat satisfaisant pour le QE

La BCE choisit la relance monétaire à partir d’achat d’obligations d’États européens au niveau des marchés financiers. C’est ce qu’on appelle QE ou ‘Quantitative Easing’. La création monétaire est prévue pour provoquer plus d’inflation. Mais les résultats obtenus ne correspondent pas à ceux qui sont espérés.

Le QE est spécialement destiné à financer les États. La BCE achète les titres de dettes souveraines à des montants permettant à couvrir les besoins de l’ensemble des États de l’Union. Plusieurs titres sont rachetés auprès d’autres banques centrales. Et le rachat du QE constitue une contre-efficience au programme.

 

Inefficacité des plans de relance traditionnels

Les autres plans comme les relances ‘keynésiennes’, qui étaient efficaces autrefois, ne le sont plus actuellement. Désormais, les grands travaux n’ont aucun impact positif. Le mieux serait d’établir des centres de recherche permettant d’accélérer l’innovation, mais cela ne crée que peu d’emplois.

Le problème est alors difficile à résoudre. Ce qui réconforte seulement c’est qu’il y a toujours une croissance, même si elle est faible (1.6% pour cette année).