Audiovisuel : Une dominance des hommes au sein des postes à responsabilités

Dans les postes de direction au sein des entreprises d’audiovisuel public, les femmes sont bien représentées. Cela dit, elles sont peu nombreuses dans le secteur privé. De même qu’il n’existe presque aucune diversité ethnique dans les postes à haute responsabilité.

Delphine Ernotte a déclaré récemment que France Télévisions devrait renouveler son effectif en recrutant davantage de jeunes et de femmes de toutes les origines. À la tête de France Télévisions, elle a nommé un état-major constitué à part égal de femmes et d’hommes.

Un état-major paritaire

Delphine Ernotte veut montrer l’exemple. Depuis sa nomination à la tête de France Télévisions par le CSA, elle prône la parité au sein de l’état-major. Auparavant, les PDG de Radio France et de France Médias Monde ont également choisi de modifier l’état-major en y intégrant beaucoup de femmes.

Indifférence du secteur privé

Si la parité devient un impératif au sein de l’audiovisuel public, ce n’est pas le cas pour le secteur privé. Parfois, il n’y a qu’une seule femme. Et souvent, on n’en trouve pas comme c’est le cas pour Canal Plus, Vivendi ou Lagardère.

Mais sur d’autres postes, on trouve plus de femmes. Chez Lagardère par exemple, le comité exécutif comprend 40% de femmes. De même que les comités ad hoc de Canal Plus disposent de 30% de femmes.

Au sein du conseil de surveillance ou du conseil d’administration, il existe aussi beaucoup plus de femmes. Mais il s’agit ici d’une obligation.

D’après Sylvie Pierre-Brossolette, il est nécessaire que les femmes détiennent plus de places dans les états-majors. Ceci est dans le but de faire valoir la parité, mais aussi pour séduire les téléspectatrices.

Dominance des blancs

Outre la sous-représentation des femmes, la diversité ethnique est pratiquement inexistante. Les états-majors des chaines françaises sont essentiellement composés de blancs, sauf pour quelques chaines. Par exemple, on trouve un Algérien au poste de directeur des relations extérieures chez Lagardère, deux Iraniennes chez NRJ et France Télévisions, un Marocain à la tête de Monte Carlo Doualiya, une Libanaise au poste de direction de France 24…

Malgré cela, le nombre de personnes d’origine étrangère aux états-majors est encore trop faible. Toutefois, les dirigeants commencent à prendre conscience de ce problème et prévoient de diversifier leurs effectifs.

Trouvez le prestataire audiovisuel près de chez vous ! Sur lyon, Arthesis diffusion s’occupe de votre audiovisuel lyon, de la location ainsi que de l’installation de votre matériel.

new york start ups

10 Start-ups françaises découvrent l’environnement New Yorkais

Conquérir le marché américain est le rêve de toutes les jeunes pousses. L’ambassade de France, avec ses services culturels, a noué un partenariat avec Business France afin de soutenir 10 start-ups en organisant la ‘French-American Digital Lab/Connecting Cultures’ du 16 au 25 novembre. D’après l’ambassade, il s’agit d’une aide permettant aux start-ups françaises de s’implanter à New York.

Un choix stratégique

Si l’ambassade à choisi New York, c’est parce que c’est une ville constamment active. Elle est le cœur du secteur des médias. Elle accorde aussi beaucoup d’importance à l’innovation et à l’industrie créative. L’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, a d’ailleurs mis en place un incubateur dans l’arrondissement de Brookly baptisé ‘Made in New York Media Center by IFP’.

10 jeunes pousses vont se déplacer dans cette métropole américaine. Elles ont été choisies par un jury international constitué d’Américains et de Français. Ce concours était uniquement destiné aux entreprises françaises, car les entrepreneurs déjà implantés à New York ne pouvaient pas y participer. Effectivement, le but de ce soutien est de favoriser une connaissance du marché américain, pour que les start-ups puissent adapter leurs services et produits aux consommateurs locaux. Les critères de choix des entreprises étaient le concept, le business model, l’innovation et les capacités à se développer au-delà des frontières françaises.

Un secteur favorable à la BD numérique

La société Actialuna est fière de figurer parmi les entreprises sélectionnées. L’entreprise qui a conçu le site Internet Sequencity dispose d’un large choix de bandes dessinées. La société qui comprend des libraires offre des conseils sur le site afin d’aider les acheteurs.

Ce qui captive surtout Actialuna sur le marché américain c’est le niveau de numérisation de la BD. Le patron de l’entreprise affirme que si en France, la BD numérique ne représente que 1% du secteur, elle constitue 11% du marché aux États-Unis.

Et l’un des atouts de la ‘French-American Digital Lab’ c’est que les services culturels se sont débrouillés pour avoir des rendez-vous avec différents établissements culturels locaux.

La Californie en ligne de mire

Ce voyage a été organisé avec l’aide de plusieurs partenaires : Orange, Business France, Creatis, Havas, Numa… Il s’agit de la première initiative de ce genre aux États-Unis. L’année prochaine, les institutions françaises partenaires envisagent de voyager en Californie et prévoient aussi d’accueillir des entreprises américaines intéressées au marché français.

satya nadella microsoft

Microsoft investit 83 millions d’euros dans les jeunes pousses françaises

Lundi dernier, Satya Nadella s’est entretenu avec François Hollande dans le cadre de l’instauration du projet Microsoft pour les jeunes pousses de la French Tech.

Si Facebook, Intel, Samsung et d’autres grandes entreprises ont déjà créé des centres de recherche & développement en France, c’est maintenant Microsoft qui s’y met. Durant la visite du PDG du groupe dans l’Hexagone ce lundi à l’Élysée, il a indiqué faire un investissement à hauteur de 83 millions d’euros.

Un crédit pour l’innovation

D’abord, le géant américain proposera 70 millions d’euros sur 3 ans. Pour ce faire, il va collaborer avec beaucoup d’incubateurs ou accélérateurs français (Acceleo, Numa, Euratechnologies, Technowest…). Ce projet d’investissement pourrait profiter à 300 start-ups au cours de la première année.

La plus grande part de l’investissement sera utilisée comme crédits pour l’innovation. Les entreprises éligibles à ce projet auront accès à des bases de données, des solutions professionnelles de Cloud et d’autres solutions qui sont normalement payantes, mais proposées gratuitement. Microsoft a aussi annoncé qu’il comptait soutenir les jeunes pousses dans chaque phase de leur développement. L’objectif est de trouver des talents et des cibles pour une acquisition, et aussi de mettre en place des relations plus solides avec l’écosystème français.

Un investissement dans l’éducation

Les 13 millions d’euros vont être dédiés à un projet adopté avec l’Éducation nationale. Ce dernier sera signé ce 26 novembre. Il vise à promouvoir de déploiement du numérique au sein des établissements scolaires. Pour cela, Microsoft compte se baser sur Minecraft afin de favoriser l’enseignement du codage.

Cet investissement de Microsoft arrive juste au moment de la promotion de la French Tech. Ces derniers temps, on a constaté que de nombreux groupes ont été séduits par les compétences des ingénieurs français et la fiscalité incitative mise en place. D’ailleurs, Cisco a affirmé qu’il allait doubler son investissement en France, passant donc à 200 millions USD.

japon recession

Le Japon, soumis à la récession

En une année, on a noté une contraction de 0.8% au niveau de l’économie japonaise.

Le pays du soleil levant n’arrive pas à s’échapper de la stagnation économique et de la spirale déflationniste qui a déjà duré une vingtaine d’années. Au cours du 3e trimestre, le PIB du Japon a baissé de 0.2%. Cette baisse succède à une baisse identique qui a déjà été constatée au cours du 2nd trimestre. En une année, une contraction de 0.8% a été notée sur l’économie japonaise.

La raison première de ce recul de l’activité est la diminution de 1.3% de l’investissement des entreprises. Cela montre que la confiance n’a pas encore été rétablie. Par contre, on note que la consommation des ménages, qui constitue 60% du PIB du pays, est en hausse de 0.5% au cours du 3e trimestre.

Un revers pour la politique de Shinzo Abe

Ce recul de l’économie est considéré comme un revers de la politique adoptée par le premier ministre, Shinzo Abe. Lorsqu’il est monté au pouvoir en 2012, son premier projet c’était de mettre en place ses ‘Abenomics’. Ces derniers suggéraient une politique budgétaire laxiste et une politique monétaire expansive. L’ensemble est mis sur un fond de réformes structurelles permettant de libéraliser l’économie en incitant le travail des femmes et en cassant quelques secteurs protégés.

Une importante dette publique

Depuis 2012, on ne peut pas déduire un bilan positif. En effet, on constate un échec au niveau des réformes adoptées. Pire encore, le Japon est davantage endetté (225% du PIB) et accuse un déficit budgétaire de 6.8%.

D’après les économistes, la dette publique du Japon est 2 fois plus importante que la moyenne dans les pays du G7. Ils perçoivent aussi une fuite de ce pays vieillissant qui se replie de plus en plus sur lui-même.

Cette semaine, le premier ministre japonais pourrait déclarer une nouvelle rallonge budgétaire accompagnée d’un nouveau projet de rachat d’actifs au sein de la Banque du Japon.

« Older Entries Recent Entries »