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Les solutions pour que la France devienne une start-up nation

Le co-fondateur de Cyberwatch, avec la collaboration d’autres star-uppers a organisé le 23 octobre Trampolino. Ils ont découvert les problèmes qui ne permettent pas à la France d’être une ‘start-up nation’. Cela concerne surtout l’écosystème français. Et ils ont proposé aussi des solutions pour faire face à cela.

Ces dernières années, les jeunes pousses jouissent de différentes mesures qui les incitent à se développer. Toutefois, cela ne suffit pas encore. Avec l’assistance du Medef, ce collectif de start-ups avance des propositions concrètes. Il invite aussi d’autres start-uppers à donner leur avis et à œuvrer de manière collaborative afin de faire avancer leur projet et pour que la France devienne une ‘start-up nation’.

Un problème relatif à la bureaucratie administrative

Les démarches administratives en France représentent un véritable problème. On peut citer dans cela le fisc et l’URSAAF. En plus, l’acquisition d’aides est aussi très difficile. À titre d’exemple, 90% des start-ups n’ont pas le statut de ‘Jeunes entreprises innovantes’, car elles ne disposent pas d’un ratio adapté de R&D (recherche et développement). Or, il faut souligner que la R&D par exemple constitue seulement 5% du chiffre d’affaires d’Apple, qui est une entreprise innovante.

Il faut alors mettre en place un statut spécial pour les start-ups en utilisant entre autres comme base les critères employés par le Fonds national d’amorçage et l’OCDE. La solution serait de proposer une règlementation simplifiée pour permettre d’avancer, sans craindre de se faire contrôler ou de se faire sanctionner. L’État devrait aussi accorder aux start-ups le droit d’être des outils d’expérimentation.

Actuellement, le collectif de start-ups conçoit une plateforme collaborative de financement afin de trouver un moyen de centraliser des financements convenables peu importe leur provenance : privé, public, national, local, européen…

L’amélioration des relations entre grands groupes et start-ups

Les start-ups arrivent souvent à vendre à l’international. Mais décrocher un contrat au sein d’un grand groupe est parfois impossible ou peut prendre des mois. La solution dans cette situation c’est d’organiser des ‘demo day’ thématiques en collaboration avec les grands groupes pour faire découvrir les offres et simplifier l’accès aux appels d’offres et aux directeurs d’achats. Pour 2016, le collectif songe à organiser une demi-douzaine grâce au soutien du Medef.

macron

Un Pacte économique pour soutenir le Pacte de sécurité

Le ministre de l’Économie a sollicité ce mardi les organisations professionnelles et patronales afin qu’ils donnent une réponse économique face aux attentats du vendredi 13. Il souhaite aussi qu’ils investissent dans les quartiers difficiles.

Le ministre a déclaré qu’il faut une réponse en matière de sécurité nationale. Mais, il s’agit aussi d’un grand défi social et économique, poursuit-il. Il souhaite trouver des stratégies pour se mobiliser et construire un pacte économique afin d’assister le pacte de sécurité.

Les investissements et l’emploi sont nécessaires

Via cette décision, il veut mobiliser les forces économiques pour favoriser l’investissement et l’emploi. Le ministre invite donc tous les acteurs économiques à collaborer avec le gouvernement pour mettre en place cette réponse économique. Dans les quartiers défavorisés, il faut désormais faire des investissements et créer des emplois, car il existe une anomie au niveau de la société et parce que certains n’ont pas de place, explique-t-il.

Récemment, Emmanuel Macron a avoué qu’au niveau économique, la réponse la plus favorable pour soutenir le dispositif de sécurité instauré le gouvernement est de continuer à vivre, à travailler et favoriser la stabilité de l’économie.

Ne pas perturber l’activité économique

Le ministre a insisté sur le fait que les grands évènements comme les forums économiques ne doivent pas être abandonnés. Aussi, les commerces doivent indiquer leurs besoins en termes de sécurité. Il a aussi souligné que le renforcement des contrôles au niveau des frontières ne vise pas à bloquer les marchandises. Pour les commerces, il a affirmé qu’outre le plan Vigipirate maximum, il n’y a aucune autre perturbation de l’activité économique.

Selon l’entourage du ministre, aucune fermeture de commerce n’est prévue, sauf pour ceux qui se trouvaient sur la voie publique à l’image du marché de Noël qui se tient aux Champs-Élysées. Mais Emmanuel Macron a stipulé aux organisations patronales qu’à ce niveau, il n’est pas nécessaire de prendre des mesures exceptionnelles pour soutenir les commerçants. Et s’il y a des impacts négatifs durables, il invite ces organisations à le contacter.

En outre, le président du Medef a montré son inquiétude durant la conférence de presse tenue par le ministre. Il collabore avec le gouvernement dans le but d’éviter que les dispositions de sécurité prises n’étouffent le secteur du commerce et du tourisme.

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Espace Bidaya soutient 6 jeunes pousses marocaines qui s’installent à Casablanca

Une initiative de Comptoir de l’innovation

Espace Bidaya est un incubateur social chargé de soutenir des start-ups marocaines. Il a été mis en place selon l’initiative de ‘Comptoir de l’innovation’. Son but est de favoriser l’entreprenariat social dans l’Hexagone et partout dans le monde. Il est aussi soutenu par Drosos (fondation suisse) qui vise à favoriser une meilleure condition de vie pour les individus en situation de précarité.

Espace Bidaya est implanté dans un local de 220 m2, dans le quartier Fleury à Casablanca. Actuellement, le local est en cours de finition, mais les 6 start-ups devraient y accéder d’ici quelques jours. Selon le concepteur du projet Biopost, un des 6 sélectionnés, intégrer Espace Bidaya est une aubaine, car cela permet de bénéficier d’un soutien pour concrétiser son projet.

L’incubateur veut renforcer les systèmes d’accompagnement au Maroc pour les entrepreneurs sociaux et les entreprises innovantes. ‘Comptoir de l’innovation’, qui est déjà implanté en Tunisie, propose son expertise et son réseau international pour assister l’innovation et la création d’entreprises ayant un impact social et environnemental important au Maroc.

Le président de l’incubateur a notamment affirmé que le Maroc dispose d’un écosystème dynamique favorisant des opportunités qui permettent de changer le milieu de l’entreprenariat social. En outre, ‘Comptoir de l’innovation’ collabore, depuis son arrivée au Maroc, avec la plateforme d’accompagnement Eirene4Impact.

Un jury local

Lors du choix des candidats pour Espace Bidaya, un appel à candidature a été lancé le 4 septembre dernier. Le jury qui s’est occupé de sélectionner les dossiers était constitué d’une dizaine de personnes venant de l’écosystème entrepreneurial marocain comme BMCE, Olea Institue, Réseau Entreprendre, British Council, EFE Maroc, Startupia ou OCP Entrepreneurship Network.

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Comment fonctionnent les start-ups françaises ?

Les start-ups sont la nouvelle génération d’entreprise. Ses dirigeants sont des entrepreneurs expérimentés dont la moyenne d’âge est de 40 ans. 51% d’entre eux se disent des ‘serial-entrepreneurs’. Le modèle qu’ils ont conçu pour leur entreprise s’appuie sur le partage de la valeur et la fidélisation des collaborateurs.

Les start-ups numériques sont subventionnées par des business angels ou des capitaux-risqueurs. Ils affichent une croissance importante de leur chiffre d’affaires et de leurs effectifs. D’après les spécialistes, elles sont constamment en mouvement et doivent toujours se réinventer, embaucher et fidéliser leurs employés.

Le CDI, le contrat privilégié des start-ups numériques

Les start-ups numériques recrutent beaucoup. Selon un sondage touchant 171 entreprises, celles-ci ont créé 2232 emplois l’année dernière dont 1476 en France. Peu importe leur taille, elles envisagent de se développer à l’international. Les observateurs constatent que pour un emploi créé dans un pays étranger, 2 sont créés dans l’Hexagone. À l’international, les jeunes pousses recrutent spécialement des commerciaux. Par contre, en France, ils embauchent surtout au niveau des fonctions de support et de développement.

Parmi les profils les plus désirés, il y a les développeurs IT, les analystes, les business développeurs et enfin des commerciaux. Concernant les contrats, 92% des postes sont des CDI (Contrats à durée indéterminée).

Le partage de la valeur

93% des start-ups numériques se servent des instruments de capital afin de fidéliser et motiver leurs salariés : actions gratuites, BSPCE, BSA, stock-options… Toutefois, la plupart d’entre elles (98%) n’ont jamais réalisé une distribution de dividendes. Le secteur des start-ups numériques se base sur la croissance. Elles réinvestissent continuellement leurs bénéfices afin de trouver d’autres parts de marché. Donc, elles ne distribuent pas de dividendes avant la cession de la société. En général, les dirigeants et les salariés de start-ups numériques détiennent 48% du capital. 34% du personnel possèdent des outils de capital.

Quant au ratio moyen entre employés du personnel et du management, il n’est que de 2.3. C’est un petit écart qui diffère de la dichotomie des employés par exemple au sein des sociétés du CAC 40. Les dirigeants des start-ups numériques ne font pas fortune via leur salaire, même s’ils sont mieux payés que leurs employés. Tout comme ces derniers, ils s’enrichissent lorsque les actions sont rachetées.

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