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Le Japon, soumis à la récession

En une année, on a noté une contraction de 0.8% au niveau de l’économie japonaise.

Le pays du soleil levant n’arrive pas à s’échapper de la stagnation économique et de la spirale déflationniste qui a déjà duré une vingtaine d’années. Au cours du 3e trimestre, le PIB du Japon a baissé de 0.2%. Cette baisse succède à une baisse identique qui a déjà été constatée au cours du 2nd trimestre. En une année, une contraction de 0.8% a été notée sur l’économie japonaise.

La raison première de ce recul de l’activité est la diminution de 1.3% de l’investissement des entreprises. Cela montre que la confiance n’a pas encore été rétablie. Par contre, on note que la consommation des ménages, qui constitue 60% du PIB du pays, est en hausse de 0.5% au cours du 3e trimestre.

Un revers pour la politique de Shinzo Abe

Ce recul de l’économie est considéré comme un revers de la politique adoptée par le premier ministre, Shinzo Abe. Lorsqu’il est monté au pouvoir en 2012, son premier projet c’était de mettre en place ses ‘Abenomics’. Ces derniers suggéraient une politique budgétaire laxiste et une politique monétaire expansive. L’ensemble est mis sur un fond de réformes structurelles permettant de libéraliser l’économie en incitant le travail des femmes et en cassant quelques secteurs protégés.

Une importante dette publique

Depuis 2012, on ne peut pas déduire un bilan positif. En effet, on constate un échec au niveau des réformes adoptées. Pire encore, le Japon est davantage endetté (225% du PIB) et accuse un déficit budgétaire de 6.8%.

D’après les économistes, la dette publique du Japon est 2 fois plus importante que la moyenne dans les pays du G7. Ils perçoivent aussi une fuite de ce pays vieillissant qui se replie de plus en plus sur lui-même.

Cette semaine, le premier ministre japonais pourrait déclarer une nouvelle rallonge budgétaire accompagnée d’un nouveau projet de rachat d’actifs au sein de la Banque du Japon.